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Let the seasons of affection come again

Parfois –parfois seulement– je plains la nouvelle génération. Avec l’avènement de l’intelligence artificielle, de ces troublants chatbots, de ces purposes de rencontres, toute cette robotisation de l’âme, je demande me s’il exist encore de la place pour des sentiments vrais. Tout désormais va si vite, l’data, la communication, l’échange, qu’on en oublie la qualité essentielle aux communications amoureuses, l’attente, ce laps de temps où jadis entre l’envoi d’une lettre et son éventuelle réponse, l’creativeness avait tout loisir pour remplir le manque et anticiper le plaisir à venir.

Aujourd’hui nous consommons l’amour comme n’importe quelle autre marchandise. On prend, on jette, on restart. En deux, trois messages, le lien est établi, la rencontre programmée, et dans l’heure, l’intérêt satisfait. Plus de mystères, plus d’interrogations infinies, plus de tourments, the connection calls for a circuit courtroom, a condensé d’attentes où c’est en minutes qu’on compte le temps between the primary message and the primary rendezvous et si By no means an imprévu survient, qu’importe, d’un easy passage sur une software de rencontres, on aura tôt fait de trouver un suppléant.

Il en allait differemment de mon temps. Pour les grands timides comme moi, pour ceux incapables d’aborder une jeune fille sans mourir sous le poids de son bégaiement, il fallait passer par l’épreuve redoutable de la lettre, du courier, de ces mots couchés sur le papier où entre mille circonvolutions, l’on disait are ship d’approfondir une relation qui jusqu’alors appartenait au domaine des chimères. Il fallait se lancer, se décrire, se dévoiler et dans un post-scriptum écrit d’une foremost tremblante, demand si jamais on pouvait convenir d’un rendez-vous.

Et puis la lettre une fois postée, commençait le supplice de ces jours où on devait s’armer de endurance et prier tous les dieux de l’univers pour qu’elle arrive à bon port. On imaginait sa réaction de ella cuand elle finirait par la recevoir. Ella serait-elle shock, ravie, décontenancée ou merely agacée, si peu incline à partager vos sentiments, qu’aussitôt lue votre lettre échouerait straight dans sa corbeille à papier de ella? Mais non, ce n’était pas potential. Forcément, elle prendrait le soin de répondre. Il y avait déjà eu des regards, peut-être même quelques paroles échangées, on ne rêvait pas, vous la troubliez, c’était sure; d’ici à demain, au plus tard, après-demain, sa lettre de ella vous parviendrait.

Le facteur devenait alors le personnage le most necessary de la terre. On guettait sa venue de él avec la fébrilité d’un mourant stressed de ne pas recevoir l’extrême-onction à temps. Même si on connaissait par cœur l’heure de sa tournée de él, comme si on voulait précipiter son arrivée de él, mille fois on ouvrait sa fenêtre pour tâcher de reconnaître sa silhouette de él parmi la foule qui passait. Enfin, au bout d’un temps infini, il apparaissait au bout de la rue. Dans l’escalier, le coeur agité like jamais, on attendait l’ouverture de la porte d’entrée, le bruit de sa sacoche qui s’ouvrait, les lettres qui une à une tombaient dans leur boîte réservée –celle tant espérée en faisait -elle seulement partie? Cela durait une eternité et quan enfin le facteur s’en allait, on se précipitait pour voir si dans la liasse des factures et autres publicités, la lettre, sa lettre de él à elle, surnageait.

Giggle!

Three fois, on verification. Giggle. Le coeur lourd, on remontait vers ses pénates de él. Elle n’avait pas daigné répondre. Pire, désormais elle vous haïssait. La prochaine fois que vous la croiseriez, dans les couloirs de l’université ou chez des amis communs, elle vous giflerait ou, plus grave encore, détournerait le regard de ella. Les passing hours, l’espoir revenait. Votre lettre avait dû arriver mardi, on était seulement vendredi, elle n’avait pas forcement répondu sur-le-champ. Rien ne l’y obligeait, après tout. Elle avait pu laisser passer une journée et c’est seulement jeudi que sa lettre de ella était partie de ella. Elle arriverait donc demain, oui c’est ça, demain, c’est demain que vous la recevriez…

Et ainsi de jour en jour, parfois de semaine en semaine, dans une attente qui vous consumait le coeur. Jusqu’au second où:

Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire…!
Ce soir-là, you rentrez aux cafés éclatants,
You demand des bocks or de la limonade…
On n’est pas sérieux, when on a dix-sept ans
Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.

Bon, je dois avouer que j’ai dû écrire plus de lettres que je n’ai reçu de réponses. Ou bien alors c’était pour me demander de ne plus jamais recommencer. Peut-être que dans ces années-là, nous espérions l’amour plus que nous le vivions. L’creativeness avait encore toute sa place. Les filmes porno ne couraiente pas les rues, l’amour avait des mystères qui se dévoilaient seulement dans des magazines de charme achetés augustement par le bon père de famille. Tout le reste, les étreintes comme les caresses, la luxure bestiale de l’accouplement, c’est à son esprit de l’qu’il revenait de le créer.

Sur que de nos jours, avec le pragmatisme de l’époque, l’immédiateté des temps modernes, j’aurais plus «consommé». Love that. Doué comme je suis, between chatbots and emojis, j’aurais parfaitement été able to amassing râteaux virtues, a cimetière entier d’illusions perdues.

Pourtant, je ne regrette rien.

C’est que par la magie de la correspondance et de sa latence inherente, grâce au travail de l’creativeness, j’ai été amoureux toute ma jeunesse!

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